jeudi 25 novembre 2010

Mots d'orfèvre ( Introduction des "Petits Repos" )



Mots d’orfèvre
Ou avertissement au lecteur

Il arrive que l’écrivain éprouve l’intense, et profond désir, désir presque incontrôlable, de faire d’un texte, une zone de lumière ; lumière, dont il soigne l’inclinaison et l’intensité des rayons.
Le lecteur doit alors trouver, en ce lieu, un havre de calme, de paix, de sérénité.

Dans cette zone, l’écriture devient ainsi, ouvrage d’orfèvrerie. Le talent et le génie manquent, malheureusement, pour être capable de ciseler un récit dans son entier. A cet instant, donc, chaque mot, chaque phrase se doit d’être une rose ciselée dans l’or fin, une perle fine.

Qu’il serait beau que tout texte soit une parure sur la gorge de l’existence d’un lecteur, un bracelet allégeant sa vie de labeur, une paire de boucles d’oreilles, illuminant le regard de l’affligée! C’est sans doute pour cela, qu’un psalmiste de l’antiquité a souligné:« Comme des pommes d’or dans des ciselures d’argent, ainsi est une parole dite en son temps.»[1]
Faiseurs de contes et de légendes, laissons aux reporters la délicate tâche, de montrer la misère qui nous entoure, que nous vivons chaque jour, ou de rédiger de fascinants documentaires. Pour notre part, écrivons pour parer la vie de nos lecteurs.
Il existe tant de beaux mots qui tintent de joie... (Suite dans "Les Petits repos")
[1] Extrait des Saintes Ecritures Hébraïques, livre des Proverbes chapitre 25:verset11

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